Pourquoi une clé finit par rompre
Le laiton des clés d'entrée est un métal tendre. À force de copies successives, le profil perd en précision et la clé doit être forcée pour entraîner le mécanisme. Ajoutez un cylindre grippé, un trousseau lourd qui exerce un porte-à-faux permanent, ou une clé utilisée pour ouvrir un colis, et la fatigue du métal fait le reste.
La rupture se produit presque toujours au niveau de la première dent ou à la jonction entre la tête et la tige, là où les contraintes se concentrent.
Les réflexes immédiats
- ne plus manœuvrer la serrure : chaque tentative enfonce le fragment ;
- ne pas tenter d'ouvrir avec un double, s'il en existe un, tant que le morceau est en place ;
- ne rien introduire dans le canal de la clé ;
- noter si le fragment dépasse ou non : c'est l'information clé pour l'artisan.
Colle, pince, aimant : pourquoi ça échoue
La colle rapide fixe le fragment aux goupilles plus souvent qu'à la partie tenue en main, et transforme une extraction simple en remplacement de cylindre. L'aimant est sans effet sur le laiton, qui n'est pas magnétique. Quant à la pince à épiler, elle n'attrape que ce qui dépasse, et pousse le reste.
Après l'extraction
Le serrurier contrôle le cylindre, son entraînement et le retour des goupilles. Si le mécanisme est marqué, le remplacement est proposé avec la raison technique associée. Le détail de l'intervention se trouve sur la page clé cassée dans la serrure à Clermont-Ferrand.